A découvrir dans la Drôme:
- le jeu de paume de Suze-la-Rousse, avec plusieurs conférences sur ce thème (dont Michèle Bois à 16h30)
- les dernières découvertes à Lautagne à Valence le samedi 7 juin (Antiquité, Moyen Âge)
- les nouvelles découvertes à Gournier, à Montélimar le samedi 7 juin (néolithique)
- le musée archéologique et le site d'oppidum du Pègue
- le musée de Pierrelatte avec une exposition de céramologie
En Ardèche, des manifestations à Tournon, Guilherand-Granges, Soyons, Alba-la-Romaine, Barnas, Les Vans, Orgnac.
mardi 13 mai 2014
lundi 5 mai 2014
Saison 2014 du musée d'Alba
La plaquette de la saison 2014 est en ligne.
L'exposition L'Alliage fait la force, 12 avril/30 nov 2014 est accompagnée d'un cycle de conférences, dont voici les quatre premières (reprise le 26 sept):
16 mai, 18h Les Gaulois, le gaulois et le métal, par Jean-Marie Pailler
7 juin, 18h Les origines et le développement de la métallurgie du fer en Afrique, par Caroline Robion-Brunner
20 juin, 18h Les montagnes métallifères de Gaule méditerranéenne, par Julien Mantenant
4 juillet, 18h Découvertes inédites à Alba-la-Romaine, par Yahya Zaaraoui
L'exposition L'Alliage fait la force, 12 avril/30 nov 2014 est accompagnée d'un cycle de conférences, dont voici les quatre premières (reprise le 26 sept):
16 mai, 18h Les Gaulois, le gaulois et le métal, par Jean-Marie Pailler
7 juin, 18h Les origines et le développement de la métallurgie du fer en Afrique, par Caroline Robion-Brunner
20 juin, 18h Les montagnes métallifères de Gaule méditerranéenne, par Julien Mantenant
4 juillet, 18h Découvertes inédites à Alba-la-Romaine, par Yahya Zaaraoui
mardi 1 avril 2014
Résumé des contributions (work in progress)
DOSSIER: LA DRÔME DANS LA GRANDE GUERRE
Alain Sauger, "L'été 1914 dans la Drôme", p. 3-18
RECHERCHES
Alain Sauger, "L'été 1914 dans la Drôme", p. 3-18
L'historien qui veut saisir la façon dont les Drômois sont entrés en guerre ne peut pas mobiliser tous les types de sources dont avait disposé Jean-Jacques Becker dans sa célèbre étude (1914: Comment les Français sont entrés dans la guerre, Paris, PFNSP, 1977). Notamment, les lettres ou carnets de poilus sont peu
loquaces sur l'entrée en guerre et il n'y a pas de rapports de police
disponibles. Pour la Drôme, on ne peut se fonder que sur la presse et sur les réponses à l'enquête du recteur
Petit-Dutaillis, concernant seulement une vingtaine de communes rurales.
Les élections d'avril-mai 1914 ont été dominées
par le thème majeur de la loi des trois ans et de l'instauration de
l'impôt sur le revenu. Les cinq députés élus ou réélus sont
hostiles à la loi des trois ans. Intéressée surtout par le procès de
Mme Caillaux, la presse ne s'inquiète qu'avec l'ultimatum de
l'Autrice à la Serbie le 23 juillet, d'abord pour
tancer le pacifisme des socialistes et de la CGT, qui convoquent une grande réunion publique à
Romans le 29 juillet. La gravité de la crise paraît être davantage perçue par la
population des bourgs qui lit la presse alors que les communes rurales sont en pleins
travaux agricoles.
Le 1er août, lorsque résonnent le le tocsin et le tambour du garde
champêtre, la réaction dominante est de "faire son
devoir". L'unanimité est rapidement acquise face à la conviction d'être
agressés, que le gouvernement français veut la paix (comme
l'affirmait Jaurès et le réaffirme Jules Nadi). Cette conviction entraîne celle d'une lutte inévitable entre les deux nations, qui fait ressurgir
l'idée de la Revanche puis aboutit au thème de la lutte de
la civilisation contre la barbarie. L'enracinement des
valeurs républicaines favorise cette conception (inversement, quelques curés voient la guerre
comme une punition).
L'alliance russe est censée favoriser une victoire rapide. Mais la société doit immédiatement s'adapter, à la désorganisation des municipalités et des familles
(privées de ressources par le départ du père), à l'état de siège le 2 août, puis à l'arrivée de réfugiés et de blessés, aux premières annonces de morts. L'"espionite" traduit une certaine angoisse. Les
journaux se font, pour l'historien, l'écho des doutes qu'ils essaient de combattre.
David Vinson, « Le 14 juillet 1914 dans la Drôme : veillée d'armes ou insouciances festives ? », p. 19-25.
David Vinson, « Le 14 juillet 1914 dans la Drôme : veillée d'armes ou insouciances festives ? », p. 19-25.
Au début des années 1910, le 14
juillet est devenu pour de nombreux Drômois et Français une fête
patriotique, militaire et consensuelle, réglée par arrêtés
municipaux, davantage qu'une célébration du triomphe de la
République. Loin d'être marqué par le contexte international, la
fête du 14 juillet 1914 est qualifiée par Jaurès comme « de
tout point semblable aux précédentes, c'est-à-dire banale,
banale ». Son déroulement comprend une retraite aus flambeaux
dans la soirée du 13, une revue des troupes le lendemain (lorsqu'il
existe une garnison), des actions caritatives, puis des bals
populaires et feux d'artifice (dans les villes). Les associations
musicales et sportives locales sont mises à contribution et les
habitants sont incités à pavoiser les immeubles. Les oppositions
politiques latentes s'expriment par l'organisation de banquets
républicains dans les municipalités radicales ou socialistes et
inversement par l'acrimonie des journaux conservateurs comme
L'Impartial de Romans ou Le Messager de Valence. De
1915 à 1918, le ministère de l'Intérieur impose au 14 juillet « un
caractère exclusivement patriotique et commémoratif ». La
fête est centrée sur la mémoire et la commémoration des morts,
trait qui ne disparaît pas en 1919 en dépit de l'apothéose de
l'armée et de la nation.
RECHERCHES
Christian Rey, "La fin des toits
en chaume dans les montagnes dioises : deux siècles
d'évolution", p. 63-72.
Sous l'Ancien Régime, l'usage du
chaume pour la couverture des toitures des bâtiments étant
extrêmement répandu dans les montagnes du Dauphiné, le moindre
incendie se propageait très rapidement aux habitations voisines.
L'article, fondé sur un dépouillement des sources communales et
administratives, ainsi que sur la presse du XIXe siècle,
démontre le caractère répétitif des incendies généralisés à
un village ou un hameau : il recense quatre incendies à
Vassieux, trois à Grimone et de nombreux incendies dans les hameaux
de Lus-La-Croix-Haute et de Boulc-en-Diois.
Il examine parallèlement les réactions
des autorités : sous l'Ancien Régime, ce sont les autorités
municipales qui s'efforcent de prévenir les incendies liés aux
fours à pain, au battage du blé ou aux cheminées défectueuses,
l'Intendance du Dauphiné se contentant d'accorder des dégrèvements
de taille, non sans suspicion au XVIIIe siècle. Certains
habitants financent l'achat de tuiles, mais leur coût est un frein.
Il semble que la mise en place de l'administration préfectorale et
des Conseils généraux permette une évolution décisive, dans les
années 1830 et 1840. Un système de primes voté en 1835 et le
développement des tuileries permet alors à la couverture de tuile
de devenir la norme. Dans le haut Diois, des incendies dramatiques
continuent néanmoins à frapper les écarts.
N°551, mars 2014 La Drôme dans la Grande Guerre
N° 551 - Mars 2014 - "La Drôme dans la Grande Guerre" (sous la direction d'Annie Friche et David Vinson)
*Dossier
David Vinson : Avant-propos
Alain Sauger : L'été 1914 dans la Drôme
David Vinson : Le 14 juillet 1914 dans la Drôme : veillée d'armes ou insouciances festives?
Françoise Kern : Sur les traces de Mlle Pasqualini...
Philippe Bouchardeau : Chronique d'un tubercule en guerre, la pomme de terre de la victoire
Jacques-François Lanier : La bibliothèque du Capitaine Marius Ezingeard
* Recherches
Christian Rey : La fin des toits de chaume dans les montagnes dioises, deux siècles d'évolution
Alain Tillier : Etudes du bâti et Restauration
Henri Desaye et Yves Girard : Une inscription romaine inédite de Rousset-les-Vignes
Benoît Charenton : Chronique des Archives départementales de la Drôme (2011-2013)
* Actualités
Lectures
Soutenance de thèse de Yannick Veyrenche
Sorties par Michel Barraquand et Gérard Repellin
Conférences
*Dossier
David Vinson : Avant-propos
Alain Sauger : L'été 1914 dans la Drôme
David Vinson : Le 14 juillet 1914 dans la Drôme : veillée d'armes ou insouciances festives?
Françoise Kern : Sur les traces de Mlle Pasqualini...
Philippe Bouchardeau : Chronique d'un tubercule en guerre, la pomme de terre de la victoire
Jacques-François Lanier : La bibliothèque du Capitaine Marius Ezingeard
* Recherches
Christian Rey : La fin des toits de chaume dans les montagnes dioises, deux siècles d'évolution
Alain Tillier : Etudes du bâti et Restauration
Henri Desaye et Yves Girard : Une inscription romaine inédite de Rousset-les-Vignes
Benoît Charenton : Chronique des Archives départementales de la Drôme (2011-2013)
* Actualités
Lectures
Soutenance de thèse de Yannick Veyrenche
Sorties par Michel Barraquand et Gérard Repellin
Conférences
mardi 4 mars 2014
Programme des sorties
Jeudi
10 avril : Vaison-La-Romaine, cité romaine, cité épiscopale
La
redécouverte de la cité romaine de Vaison, engagée au début du
XXe
siècle par l'abbé Sautel, est loin d'être achevée. De nouvelles
fouilles ont mis à jour des vestiges attribués au forum et à
l'amphithéâtre. Nous serons accueillis par Jean-Marc Mignon
(Service Archéologie du département de Vaucluse), qui a mené une
campagne de fouilles programmées sur le forum de Vaison en 2013 et
prévoit une nouvelle campagne en 2014.
Il nous présentera la quartier de la cathédrale et le vieux Vaison.
Nous irons ensuite voir l'église Saint-Quenin.
Samedi
17 mai, après-midi : Musée de Valence
Pascale
Soleil nous présentera le musée rénové de Valence. Nous nous
intéresserons aussi bien à l'histoire du lieu, de l'odéon (?)
romain à la conception architecturale du nouveau musée, qu'à ses
collections désormais mieux mises en valeur.
Samedi
21 juin : Lus-La-Croix-Haute (sortie
pédestre)
Samedi
27 septembre : Habitats
perchés au coeur des Baronnies drômoises (sortie
pédestre)
Les abonnés ou participants habituels des sorties ont normalement du recevoir un courrier ou un courriel leur permettant de s'inscrire. N'hésitez pas à nous contacter si vous avez été oublié.
mercredi 26 février 2014
mardi 28 janvier 2014
L'avenir du prieuré de Rompon
Le prieuré Saint-Pierre de Rompon,
fondé en 977, fut une des implantations clunisiennes les plus
importantes de la vallée du Rhône. En 2003, une fouille préventive
(Emmanuel Ferber, INRAP) a prouvé
qu'une enceinte polygonale construite dans l'Antiquité tardive
défendait le petit plateau calcaire sur lequel subsistent les
vestiges du prieuré roman*.
Le donateur des deux églises de Rompon à Cluny est un membre de la puissante famille des Silvion (ou Clérieux), bien connue pour ses interventions dans l'histoire de Saint-Barnard. Les clunisiens de Rompon ont disposé d'un réseau d'églises dans la vallée de l'Ouvèze, mais une partie de leurs ressources provenait de la rive gauche du Rhône. Le site offre un magnifique point de vue sur le confluent de la Drôme et du Rhône et le regard distingue aisément, entre les massifs de Saou et du Vercors, la tour de Crest. C'est dire que sa préservation intéresse autant les Drômois que les Ardéchois !
Mal entretenu dès l'époque moderne,
le site du prieuré Saint-Pierre de Rompon, dit « couvent des
chèvres » (aujourd'hui ce sont des moutons qui occupent le
bâtiment voisin), a connu une dégradation accélérée dans les
années 1990 (écroulement de l'abside voûtée en cul de four en
1997), mais de puissants murs gouttereaux subsistent au sud.
L'association du patrimoine du Pouzin s'efforce d'alerter les élus
depuis une trentaine d'années. Le site est aujourd'hui propriété
de Lafarge Granulats, qui exploite la carrière située en contrebas
(autrefois carrière Pélissier). L'entreprise, dont le berceau est
ardéchois, souhaite concilier son activité avec la protection
rigoureuse d'un édifice majeur méconnu.
Le donateur des deux églises de Rompon à Cluny est un membre de la puissante famille des Silvion (ou Clérieux), bien connue pour ses interventions dans l'histoire de Saint-Barnard. Les clunisiens de Rompon ont disposé d'un réseau d'églises dans la vallée de l'Ouvèze, mais une partie de leurs ressources provenait de la rive gauche du Rhône. Le site offre un magnifique point de vue sur le confluent de la Drôme et du Rhône et le regard distingue aisément, entre les massifs de Saou et du Vercors, la tour de Crest. C'est dire que sa préservation intéresse autant les Drômois que les Ardéchois !
| Source: Wikimedias commons |
L'association Avenir du prieuré
clunisien Saint-Pierre de Rompon, présentée au Pouzin le 24 janvier
2014, reçoit donc le soutien des municipalités du Pouzin et de
Rompon, de Lafarge Granulats, de plusieurs universitaires et membres
de sociétés savantes et de la Fédération des Sites Clunisiens
(dont la rosace signalétique a été apposée sur le site le 21 juin
2013). Son bureau doit être constitué dans les semaines à venir,
pour permettre la signature de la convention multipartite nécessaire
au financement des actions de protection.
L'association se donne aussi pour
mission de favoriser l'accès de tous aux avancées de la recherche
(outre les sondages de l'INRAP, plusieurs mémoires universitaires
ont été produits) dans un cadre convivial. D'ores et déjà, un
pique-nique annuel sera organisé pour la Saint Pierre, le 29 juin.
* Voir la fiche
sur le site de l'INRAP:
http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Sites-archeologiques/p-741-Le-Couvent-des-chevres.htm.
Voir aussi Olivier Darnaud, Emmanuel Ferber, Pierre Rigaud, « Le
Couvent des Chèvres au Pouzin (Ardèche):découverte
d’un site fortifié de hauteur tardo-antique », Archéologie
du Midi Médiéval, t. 26, 2008, p. 45-57. Consultable
en ligne
https://www.academia.edu/5543398/Decouverte_dun_site_fortifie_de_hauteur_tardo-antique_AMM_2008
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